Huit mois après la sortie de Metal Gear Acid, Konami en propose déjà un nouvel épisode. Au menu, des cartes, des cartes et encore des cartes...
Précision essentielle, nul besoin d'avoir écumé l'épisode précédent pour pénétrer la trame. Hormis la présence de Snake, le titre ne fait aucune référence à Metal Gear Acid. D'ailleurs, dans Metal Gear Acid 2, notre héros préféré est tout bonnement amnésique et même accusé d'un meurtre ! Dans l'impasse, Snake accepte de remplir une mission périlleuse que lui confie son nouvel "ami", un pseudo agent du FBI, et qu'il partage avec une jeune héroïne nommée Vénus.
Si les fondements de la série imaginée par Hideo Kojima ne changent pas, à mi-chemin entre action et infiltration, le gameplay repose sur un système de jeu de cartes. L'action se déroule au tour par tour. Chaque joueur abat les cartes qu'il sélectionne parmi les six tirées au hasard de son deck. Ces cartes lui permettent d'effectuer un ou plusieurs actes,
Cliquez pour agrandir fonction de la catégorie à laquelle elles appartiennent : armes, équipements, actions, pièges, etc. Comme pour chaque jeu de cartes, il en existe des bonnes, des mauvaises, des indispensables et des très rares.
Première étape : constituer son deck, soit manuellement soit via le mode auto pour les feignants. Seconde étape, se lancer sur le terrain de jeu. L'aventure se découpe donc en une succession de missions où vous prenez en main la destinée de Snake et de Vénus. A votre tour, le joueur choisit les cartes qu'il est en droit d'utiliser. Les personnages se déplacent case par case avec en option la possibilité de ramper, de se coller au mur et même de cogner sur une paroi pour attirer l'attention de l'ennemi. Bref, quelques ingrédients bien connus de tous mais qui apportent peu. Enfin, chaque protagoniste peut s'équiper d'objets pour se protéger ou d'armes pour effectuer des attaques à distance (raid aérien).
En plus de celles qu'il est possible de débusquer dans les méandres de chaque niveau, à la fin des missions, Snake gagne des cartes et peut même en acheter de nouvelles grâce à l'argent qui lui est attribué. Une somme qui varie en fonction de votre performance et de votre aptitude à rester le plus discret possible. Vous l'aurez compris, dans cet univers impitoyable, il vous appartient d'élaborer votre propre stratégie en choisissant les 30 cartes de votre deck parmi les 500 disponibles.
Cliquez pour agrandir Seul bémol, fatalement, le choix d'un tel gameplay pèse sur le rythme dont l'émotion qui en découle est aux antipodes de ce que certains ont vécu sur PS2.
Hormis quelques améliorations sur le plan de la jouabilité (passage des portes sans perdre un tour, positionnement simplifié pour le close combat), le titre reste perfectible, notamment au niveau des angles de vue et de la compréhension des effets de certaines cartes. Sur le plan graphique, les progrès sont réels et le rendu proche du cel-shading s'avère excellent. Seule l'ambiance pèche par son manque d'entrain. Au final, si MGA 2 est indéniablement un bon jeu, de nombreux points sont à corriger pour lui donner une excellence à laquelle la saga nous a habitué.
Jouabilité
13
La complexité du gameplay peut facilement dérouter les novices pour se repérer dans les commandes de jeu. Passé ce cap, la prise en main est très intuitive. Notez que, côté stratégie, le titre est loin d'être expansif se bornant à un classicisme sans nom.
Scénario
14
le scénario de Metal Gear Acid 2 n'en joue pas moins avec nos nerfs en multipliant les personnages aux desseins qui s'entrecroisent. Comme d'habitude, Snake est toujours celui qui en sait le moins long sur cette affaire.
Graphisme
16
Le style graphique, proche du cel-shading rompt avec l'opus précédent. Un côté comics book animé qui n'est pas déplaisant et ponctué de vidéos illustrant l'utilisation de cartes spéciales.
Bande son
12
L'ambiance n'est guère retranscrite à merveille et manque de rythme. En cause, des musiques monotones et des bruitages à améliorer. Sous-titré en français.
Durée de vie
13
Tablez sur une douzaine de terrains de jeu différents, soit près de quinze heures de jeu.