Astonishia Story a le profil du parfait inconnu. Conversion d’un jeu PC de 1994, et porté en 2002 sur Game Park 32, ce RPG en 2D est le fruit d’un studio coréen complètement anonyme sur le plan international : Sonnori. Alors quand Ubisoft nous propose de découvrir ce titre sur PSP, cela se passe comme trop souvent en anglais et au prix fort.
Tout commence alors que Lloyd, un fier chevalier, part en mission d’escorte d’un précieux artefact : le bâton de Cainan On s’en doute à peine, mais le convoi se trouve rapidement attaqué et l’artefact est sauvagement subtilisé, laissant derrière lui comme seul survivant notre chevalier, plutôt remonté contre son agresseur elfe, un certain Francis de la Croix (enfin, de la Cross en version anglaise). Dorénavant, le seul objectif dans la vie de Lloyd, son seul leitmotiv, sera de retrouver Francis, de récupérer le bâton de Cainan, et accessoirement de se venger du massacre de ses compagnons de voyage, tous élimininés dans l’embuscade.
Voila pour l'histoire désormais place au jeu, première bonne surprise, les ennemis sont visibles sur la carte du monde lors des déplacements entre villes. Certes ne sont que des représentations généralement sans aucun rapport avec les ennemis que l’on va affronter mais pour un jeu vieux de 12 ans, il est toujours appréciable de voir que tout n’était pas fait que de rencontres aléatoires pénibles et répétées. S’en suit alors une phase de combat dans une arène bien spécifique qui laisse à croire que l’on est face à une sorte de Tactical RPG à plat. Cette impression n’ira pas plus loin, car exempts de toutes considérations stratégiques, les combats sont relativement basiques et ne tiendront compte tout au plus que de certaines spécificités rendant certaines attaques plus ou moins efficaces. On déplace ainsi tous les membres de notre équipe sur une grande grille, et l’on choisit une commande dans un menu relativement pratique et classique. Attaque, objet, magie, fuite, etc. rien ne semble manquer à part le fait de pouvoir simplement de faire un tour du terrain pour voir où sont disposés les divers protagonistes.
La difficulté quant à elle est un peu aléatoire. Parfois les ennemis tapent fort et peuvent représenter un danger, mais avec un minimum de leveling, ils n’opposeront aucune résistance, pas plus que les divers boss dont on vient à bout assez facilement tant ils sont impotents et pas particulièrement problématiques … jusqu’au boss final qui à l’inverse est d’une difficulté aléatoirement incroyable (selon son humeur vous n’en ferez qu’une bouchée, ou c’est lui qui vous mangera), balayant régulièrement votre équipe en une attaque et obligeant à faire pas mal de leveling si jusqu’à présent vous aviez fait l’impasse dessus. En suivant l’histoire normalement et en arrivant face à lui, les mots frustration et énervement prennent alors tout leur sens.
Les musiques… de composition banale et parfois étrange, elles font plutôt tâche dans le décor, tout comme les quelques bruitages redondant auxquels on a droit (ne comptez même pas sur la moindre voix). Les quêtes annexes ? Il n’y en a tout simplement pas (ah si, une complètement bidon qui se plie en 10 secondes). La trop grande linéarité nous impose de suivre le fil de l’histoire sans rien d’autre à faire, ce qui fait qu’en une vingtaine d’heures (trentaine en lambinant à mort), on termine le jeu sans trop comprendre ce qui nous arrive. A vrai dire, on s’attend même à ce que le jeu continue et à notre grand surprise, le générique de fin défile, nous laissant dépité devant une fin aussi précipitée où notre objectif initial semble être passé à la trappe
Jouabilité
12
La jouabilité n'a pas grand-chose de neuf par rapportaux autres Rpg, on augment de levels nos persos, on achete des équipements à chaque ville ou on gagne des techniques et des sorts magiques. Le système de combat, hérité du tactical RPG, renvoie énormément à celui de Popolocrois.
Scénario
10
Un scénario vu des miliers de fois, un héros vaillant en quête de vengeance...
Graphisme
12
En règle générale, les effets visuels tiennent la route et les décors, très détaillés, mais bon c'est tout de même assez viellot...
Bande son
09
Aucune voix digit n'est annoncée à l'accueil (même si ce n'est pas vraiment gênant) et bien que les musiques soient variées, les compositions font davantage mal au crane qu'autre chose.