| Playactu |
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Console : PSP |
Type : Action |
Editeur : Non Communiqué |
Date Française : Non communiqué |
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On vous les avait promises régulières, on vous les avait promises bimensuelles, on vous les avait promises intéressantes...Les chroniques font leur retour, et aucun de ces trois points ne sera respecté. D'ailleurs, ces chroniques « next-gen » n'abordent pas du tout l'actualité, ce ne sont donc pas réellement des chroniques. Nous avons pris le parti de créer une histoire incroyable en plusieurs épisodes qui vous tiendra en haleine durant de longs mois. Voici le prologue, bonne lecture !
Number Ouane
Prologue
« Un café, s'il vous plaît ». Depuis la disparition de sa femme, John J. Jay descend au Beverley Coffee tous les matins pour le petit-déjeuner. Cette habitude casse la solitude de ses journées. Le Beverley Coffee est un café un peu vieillot, tenu par la charmante Mme Beverley. John est amoureux de Beverley. Mais depuis qu'il a tué sa femme, il a du mal à être charmeur. Il sait que le timide agacé séduit les filles, mais John n'appartient pas à cette catégorie : c'est un tueur froid et calculateur.
Il boit une dernière gorgée. Des dépôts de sucres et de café sont accumulés au fond de la tasse. Dessus, JJJ s'amuse à dessiner un coeur avec ses doigts. Il regarde Beverley. Elle est magnifique ! Elle sourit à tous les clients qui ne cessent de mater son délicieux décolleté. John, lui, préfère se souvenir de son visage. Reprenant ses esprits, il regarde sa montre. Il se rappelle qu'il a un rendez-vous à 10h, au Macintosh Hôtel. Il est 9h50.
***
« Entrez ! Ah, Monsieur Jay. Comment allez-vous ? Asseyez-vous ? Un café ? Un thé ? Un Malibu ?
- Non, ça ira. Vous m'avez fait venir ici pourquoi ? » John avait été contacté hier après-midi par un mystérieux KK qui n'avait pas voulu communiqué d'informations au téléphone par peur d'être sur écoute. Il avait donc demandé à JJJ de venir ici, au Macintosh Hôtel. L'endroit est insalubre. De l'eau descend du plafond et trempe les papiers peints roses. Du moisi décolle la moquette. Cet hôtel n'est pas l'endroit pour des discussions honnêtes.
« Monsieur J.Jay, j'ai une mission à vous confier. Elle est dangereuse et il vous faudra être fort pour réussir. Vous recevrez toutes les informations dans votre boîte aux lettres dès demain. Veuillez disposer.
- Attendez ! Si je refuse ?
- Vous ne pouvez pas. Nous savons.
- Vous savez ?
- Je sais.
- Ils savent ?
- Toutes les personnes présentes en ces lieux sont au courant.
- Alternatif ?
- N'essayez pas de gagner du temps !
- Le temps ? C'est quoi le temps ? On a jamais assez le temps !
- Assez ! Partez ! Sinon je divulgue tout au média. »
***
De retour chez lui, Jay enlève son blouson et se couche directement dans son lit. Il ne dort pas, il songe. Il revoit la belle Beverley, son visage qu'il aimerait tant peser sur son épaule, son allure. Il aime Beverley. Il a du mal à l'admettre, mais il ne faut pas se voiler la face. Il rêve de la tenir dans ses bras, il ne pense même pas à la baiser. Il veut juste la chérir, l'embrasser. Pas la culbuter.
Dans son, il pense aussi à cette étrange rencontre. Qui était cet homme ? Que savait-il sur Jay ? Que voulait-il bien lui confier ? Les réponses arriveront demain, mais ces questions inondent tout de même la flasque d'imbécillité qui lui sert de cerveau. Peu à peu, il ferme les yeux et s'endort comme un gamin à qui on aurait administré trois kilos de morphine.
Jay se réveille enfin. Il regarde sa montre, elle indique 12H. Le facteur est sûrement passé. Il se dirige alors vers sa porte d'entrée, toujours vêtu des habits de la veille. Il tourne la poignet et surgit devant lui un type tout en jaune, sourire aux lèvres. « Euh, vous avez pas de chien ? ». Jay fixe le gars sombrement sans un mot.
« Parce que les chiens c'est vilain. Ils m'attaquent tout le temps, à cause de ma tenue ou de mon sac de lettres. Je reviens de l'hosto. J'ai eu trois points de suture parce qu'un connard de teckel m'a bouffé le cul. Quelle vie de chien !
- Ouais, qu'est-ce que tu veux ?
- J'ai une lettre pour vous...Monsieur...J.Jay...c'est bien ça ?
- Ouais. Casse-toi, maintenant.
- Vous pourriez être poli, bordel de cul. Je me décarcasse pour vous amener cette putain de lettre de merde à votre putain d'appart de merde situé au huitième sans ascenseur, et vous...là...aucune reconnaissance...Pfff...c'est fort de café tout de même.
- Écoute, toi...j'ai une boîte aux lettres, t'avais juste à déposer cette salope de lettre dedans. Maintenant, t'es monté en espérant que j'ai un chien pour te faire bouffer le cul. Désolé pour toi, j'ai pas de chien, j'ai pas d'amis pour se dévouer alors paie-toi une pute qui se fera un plaisir...
- Ouais, mais ma paie est pas assez élevée...
- Ah, putain, ta gueule ! »
Jay claque la porte violemment la porte sur le pied du postier. Malgré les pleurs et les plaintes de celui-ci, Jay plonge sur son sofa et ouvre l'enveloppe avec les dents. Il n'attendait qu'une seule lettre aujourd'hui. Il la lit :
« Cher Monsieur Jay,
Votre commande N°89554786632448 a été annulée, faute de paiement de votre part. Vous ne recevrez donc pas la peluche Winnie l'Ourson, ni celle de Tigrou. »
John se gratte le menton. Il n'avait jamais commandé la peluche de Tigrou. Il doit y avoir un message codé. Il scrute tout le bout de papier, et, après un quart d'heure d'intenses recherches, il remarque enfin une petite annotation écrite à la main : « Retournez la feuille pour connaître votre mission »
Jay suit les instructions. Il découvre un long discours :
« Cher Monsieur Jay,
Ça va ? Moi ça va ! Mes vacances à Pontault-Combault sont géniales même si elle sont frisquettes. Je me présente, Ken Kutagari, président de
Sony Computer dans le monde entier. Pour le moment, j'ai eu beaucoup de moules avec mes différentes consoles, mais le vent tourne. En effet, la PsP et la Ps3 se vendent un peu, mais ne déchaînent pas les passions, contrairement à leurs prédécesseurs. Or, nous avons besoin de cet argent pour mettre au point un top secret pour contrôler l'univers ou un truc du genre. Je fais donc appel à vos services, gratuitement, pour nous aider. Je connais votre pedigree, il est lourd : des meurtres, des enlèvements, des concerts de Pascal Obispo...J'ai de quoi vous faire tomber. Vous ne pouvez refuser, croyez-moi.
Je vais rentrer plus en détails : votre mission sera de mettre la PsP et la Ps3 sur un piédestal. Tous les moyens seront bon pour vous : tuer des concurrents, détruire des micromanias, empêcher des livraisons. Vous avez carte blanche. Votre job commence dès aujourd'hui. Je vous souhaite bonne chance.
Bisous,
Ken Kutagari. »
Un épisode toutes les semaines !