Une idée, un concept, un jeu...Après avoir voulu imposer sa console portable à coup de licences ratées et d'adaptations d'anciens succès vus et revus, Sony a enfin compris qu'un mot dominait tous les autres en ce qui concerne les jeux vidéos : l'originalité.
Loco Roco, pour ceux qui ne savent pas encore, vous fait prendre en main une boule malléable qui se déplace dans des décors parfois angéliques, d'autres fois démoniaques mais qui sont toujours bancals, déformables. Nous sommes en plein apologie de la contorsion ! D'ailleurs, la boule, loin d'être boulimique, peut prendre différentes formes pour passer un peu partout : Rectangulaire, carré...Elle est aussi capable de s'étirer sur la longueur, de se ratatiner pour ressembler à David Douillet, ou encore de se démultiplier en autant de Locos qu'elle a avalé.
En effet, la boule est une vraie morfale : elle ne se gêne pas à croque de plein dentier des belles fleurs qui ne demandent qu'à pousser, et même des insectes qui volaient jusque là tranquillement. Encore pire, elle leur coupe les ailes...
Le gameplay du jeu est très simple : il vous suffit d'utiliser les gâchettes R ou L pour que le monde se penche d'un côté ou de l'autre et fasse basculer Roco, d'appuyer simultanément sur R et L pour que la boule effectue un saut de l'ange et qu'elle achève ses ennemis suceurs d'orange et utiliser le bouton O soit pour la démultiplication soit pour le regroupement général. Le prise en main est donc immédiate et facilite encore l'immersion qui n'avait pas réellement besoin de cela.
En effet, l'univers du jeu est prenant, presque trop, et vous rendra complètement dingue, complètement loco. Les graphismes ressemblent à des peintures qui défilent sans arrêt derrière l'écran. Les développeurs ne cherchaient pas à nous vomir les capacités de la console, mais juste à nous prouver que le jeu vidéo est un art avant tout. Les niveaux sont variés, toujours enchanteurs, toujours beaux ! Les Locos sont aussi parfaitement représentés, quelque soient leurs couleurs ou leurs formes.
L'autre immense point fort du jeu est la bande son. Cette fois, on n'a pas affaire à du Mozart ou du Brel ! L'air est très recherché et colle parfaitement à l'univers. Les Rocos chantent main dans la main comme à la chorale et les musiques sont entraînantes et restent dans la tête pendant quelques heures après avoir éteint la console.
Le jeu a tout de même un petit point faible qui le rend un peu plus humain : c'est trop court! Encore il aurait été sans aucunes saveurs, mais là c'est un vrai supplice que de devoir s'arréter après 40 niveaux. Les minis-jeux n'apportenet pas réellement un plus, et l'appareil ne me permet que de faire des screens pour Playactu. Vous pouvez aussi construire une maison, et même si c'est plutôt sympa, on ne peut pas dire que cela rajoute des heures.
On va fermer les yeux, car Loco Roce nous promène dans des lieux souvent poétiques, pas dans le même genre que dans Ico, mais poétiques tout de même. On sent que tous les détails ont été fignolé, et our la PSP, c'est tout simplement la première fois. ACHETEZ-LE !
Jouabilité
20
Et oui, 20 ! La prise en main est tout simplement extraordianire. Même le plus mauvais gamer pourrait s'accomoder facilement du jeu avec une main dans la poche.
Scénario
-
Graphisme
19
Certains driont que les graphismes sont trop simples. Mais on s'en fout, ils sont trop jolis. Un peu de tendresse, messieurs!
Bande son
17
C'est la bande son la plus travaillée de la PSP, et elle colle perfaitement au jeu. La musique restera des heures dans vos petites têtes.
Durée de vie
14
C'est par là que le bat blesse...un peu. La durée de vie est loins d'être extraodinaire, mais de toute façon, il va flloir refaire plusieurs fois les tableaux pour améliroer les scores.